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Le VALTOM, Syndicat pour la valorisation et le traitement des déchets ménagers et assimilés

Actualités

Nos déchets alimentaires sont une ressource. Réduisons, trions, valorisons !

Publié le 01/01/2024

Epluchures de légumes, restes de repas, déchets végétaux… à partir du 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets devient obligatoire. Déjà imposé depuis 2016 aux gros producteurs de biodéchets 1 (+ de 10 tonnes/an), le tri des biodéchets se généralise cette année à l’ensemble des Français. L’objectif ? Réduire et détourner les déchets organiques de la poubelle des déchets ménagers résiduels (bac à couvercle gris) et les valoriser en tant que ressources !

Biodéchets : qu’est ce qui change en 2024 ?

Conformément à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, dite loi anti-gaspillage, le tri à la source des biodéchets se généralise en 2024 à tous les producteurs de déchets en France : collectivités et administrations, ménages, professionnels (entreprises, commerçants…), etc.

Cela signifie que les entreprises et les collectivités (pour les particuliers) doivent développer des solutions pour « sortir » les biodéchets de la poubelle d’ordures ménagères résiduelles (le bac gris) et leur offrir leur propre circuit de collecte et de valorisation, en vue d’une économie circulaire de la matière organique.

>> En vrai, c’est quoi les biodéchets? 

Mais avant toute chose, que signifie biodéchets ?

L’article L. 541-1-1 du code de l’environnement définit les biodéchets comme : « Les déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou de magasins de vente au détail, ainsi que des déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires ».

Il s’agit donc de la partie organique de nos déchets, représentant aujourd’hui quasiment un tiers de notre poubelle grise, soit 61 kg/an/habitant en 2022. Ils sont constitués des déchets alimentaires (déchets de cuisine, restes de repas…) et des végétaux (feuilles, petits branchages…).

Sur 2023, on estime à 43 000 tonnes les biodéchets produits sur le territoire et qui pourraient être valorisés en les détournant de la poubelle grise.

Parmi ces 61 kg de biodéchets produits par habitant et par an, près de 60% est constitué de déchets alimentaires (environ 36 kg), dont 11 kg d’aliments non consommés ! L’enjeu est donc important pour valoriser ces déchets mais surtout pour les réduire en amont, en luttant contre le gaspillage alimentaire notamment.

Pourquoi séparer les biodéchets du reste des déchets ?

L’enjeu de cette nouvelle réglementation est double : réduire de 33% le poids de notre poubelle grise et valoriser au mieux la ressource que représente les biodéchets.

Comme le précise Laurent Battut, Président du VALTOM : « Plus qu’une obligation, l’évolution de la réglementation invite à reconsidérer nos déchets de cuisine et de jardin, justement en ne les voyant plus comme des déchets mais comme une ressource à part entière. De la même manière que nous trions nos emballages et papiers pour qu’ils puissent être recyclés, nous devons dorénavant trier nos biodéchets. »

Anticipant cette obligation réglementaire, le VALTOM et ses collectivités adhérentes ont engagé depuis 2019 un vaste schéma de gestion des déchets organiques sur le territoire visant à réduire de 50 % les biodéchets retrouvés dans la poubelle grise et de 12% les végétaux apportés en déchèterie, à l’horizon 2025.

Afin d’atteindre ces objectifs, différentes solutions ont été mises en place pour « sortir » les biodéchets de la poubelle grise (compostage individuel ou collectif, collecte séparée…), mais également, en amont, pour en diminuer voire éviter la production (lutte contre le gaspillage alimentaire, sensibilisation aux pratiques de jardinage naturel, broyage des végétaux in situ…).

LE COMPOSTAGE

Afin de développer cette pratique vertueuse et de la rendre accessible au plus grand nombre, les composteurs individuels de jardin sont mis depuis l’année dernière à disposition des habitants, sans facturation mais avec une formation, sur l’ensemble du territoire du VALTOM. Plus de 14 000 composteurs ont ainsi été distribués aux habitants du territoire en 2023 et plus de 45 000 sur les dix dernières années.

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Retrouvez des conseils pour bien composter :
> sur notre guide du compostage
> sur notre vidéo tuto 

D’autres solutions de compostage, accompagnées par le VALTOM et ses collectivités adhérentes, sont déployées sur le territoire depuis plusieurs années pour s’adapter à tous les publics, quel que soit son lieu ou type d’habitation (composteurs en pied d’immeuble, composteurs de quartier, composteurs grande capacité en établissement…)

LA COLLECTE SÉLECTIVE DES BIODÉCHETS

En complémentarité du compostage, certaines collectivités ont fait le choix de développer en zones urbaines une collecte dédiée des biodéchets, sur le même principe que la collecte de la poubelle jaune pour les emballages et papiers.

Clermont Auvergne Métropole a ainsi mis en place depuis 2009 la collecte séparée des biodéchets en porte à porte dans toutes les zones pavillonnaires du territoire et pour la restauration collective. Son objectif est de déployer plus de 55 000 bacs pour les particuliers et plus de 4 000 bacs pour les gros producteurs à l’horizon 2025, afin de collecter environ 10 500 tonnes constitués uniquement de déchets alimentaires. Le Syndicat du Bois de l’Aumône a également développé cette stratégie en déployant progressivement sur son territoire une collecte des déchets alimentaires, en Porte à Porte (PAP) pour les gros producteurs et en Point d’Apport Collectif (PAC) pour les particuliers, avec l’objectif de collecter plus de 1 000 tonnes par an.

La proximité de ces deux territoires avec le pôle multifilières de valorisation Vernéa permet ensuite un transport optimisé vers l’unité de méthanisation présente sur le site. Les biodéchets y sont transformés en compost à partir du digestat et en biogaz, qui sera réinjecté mi 2024 dans le réseau GrDF, pour alimenter des foyers et la station GNV située à proximité du pôle Vernéa.

De même la Communauté de Communes d’Ambert Livradois Forez collecte sur la ville d’Ambert les déchets alimentaires issus du marché local hebdomadaire, ainsi que ceux provenant de la restauration collective et commerciale qui est acheminée sur la plateforme de compostage du VALTOM située à Ambert, puis est ensuite compostée en mélange avec des déchets végétaux.

Sur le territoire du SMCTOM Haute-Dordogne, un projet de micro collecte de déchets alimentaires est en cours de réflexion sur les centres-bourgs de la Bourboule, du Mont-Dore et de Murat-le-Quaire, afin de répondre aux enjeux spécifiques des zones touristiques. Les biodéchets ainsi collectés seront valorisés en compost sur la plateforme de compostage du VALTOM située à Saint-Sauves.

DES SOLUTIONS D’EVITEMENT EN AMONT

Si des solutions de valorisation adaptées sont nécessaires, le tri à la source des biodéchets commence avant même la production même du déchet.

Grâce à son programme de lutte contre le gaspillage alimentaire, le VALTOM évite ainsi la production de déchets alimentaires en accompagnant les professionnels de la restauration (restauration collective et commerciale), en sensibilisant le grand public, en réalisant des diagnostics en établissements scolaires ou encore en soutenant des projets locaux innovants sur cette thématique. Ces actions permettent à ce jour d’éviter la production d’environ 2 200 tonnes de déchets alimentaires chaque année.

Enfin, la pratique du jardinage naturel constitue aussi un moyen pour réduire la production des déchets végétaux ou pour les valoriser in situ (utilisation de végétaux à pousse lente, principe du « bon végétal au bon endroit », broyage des végétaux ou tonte mulching…). Ces valorisations immédiates et « in situ » participent également à une meilleure gestion du besoin en eau des jardins, dans un contexte de sécheresse des sols de plus en plus problématique.

Retrouvez des conseils pour réduire vos déchets au jardin dans notre guide déchets verts

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