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Valorisation énergétique

dechets residuelsUne partie des déchets contenus dans nos poubelles ne sont ni recyclables, ni compostables ou méthanisables. Ils constituent néanmoins une source énergétique importante dont l’exploitation limitera d’autant l’utilisation de ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon,…) ou nucléaires. C’est ce qu’on appelle des déchets résiduels.
Ces déchets peuvent faire l’objet d’un traitement par incinération avec valorisation énergétique.


La valorisation énergétique, comment ça marche ?

L’incinération traite les déchets ménagers et assimilés non recyclables et non compostables dans les conditions techniques et économiques du moment, à savoir :
- les déchets des ménages non recyclables,
- les déchets industriels banals non recyclables issus des artisans, commerces ou industries assimilables aux déchets ménagers.
Attention, les déchets non admis sont :
- les déchets non incinérables : encombrants et tout venant des déchèteries (qui sont recyclés ou mis en centre d’enfouissement),
-  les déchets recyclables (papier-carton, plastique,…) et les déchets valorisables (exemple : les déchets verts) issus des collectes sélectives et envoyés dans des unités de valorisation appropriées,
- les déchets spéciaux des ménages (peinture, solvants, piles…) qui sont collectés spécialement et traités dans des installations spécifiques.
Des boues de station d’épuration peuvent être admises en quantités limitées et dans certaines conditions.

Procédé d’incinération avec valorisation énergétique :


L’énergie produite

La chaleur de la vapeur produite grâce à l’énergie thermique de la combustion est transformée en électricité grâce à un turboalternateur.
Pour une installation traitant annuellement 170 000 tonnes d’ordures ménagères, la production d’électricité, après auto consommation, correspond à la consommation domestique d’une ville d’environ 50 000 habitants.
L’eau chaude résiduaire peut alimenter un réseau de chaleur utilisé pour du chauffage collectif (particuliers, établissements publics, industriels, installations agricoles).


Le traitement des rejets


Les fumées

Conformément à la réglementation européenne et aux dispositions du droit français, l’Unité de Valorisation Energétique (UVE) est équipée d’un système d’épuration des fumées.
Il existe trois types de traitement des fumées : sec, semi-humide et humide.
L’épuration des fumées par traitement sec ou semi-humide comprend quatre étapes : le dépoussiérage, la neutralisation des gaz acides, le captage des dioxines et furanes et le traitement des oxydes d’azote.

Les eaux

Pour certaines UVE, il n’y a aucun rejet liquide polluant dans l’environnement. Les eaux utilisées dans le procédé de traitement sont utilisées en circuit fermé ou recyclées.
Les eaux de pluie sont collectées par un réseau spécifique et traitées. Elles sont soient réutilisées sur le site soit stockées pour assurer la défense incendie des équipements.

Les mâchefers

macheferLes mâchefers sont les résidus solides et non toxiques recueillis en sortie du four d’incinération. Ils sont constitués de produits minéraux incombustibles : verre, oxydes et hydroxydes métalliques, silice,…
Les mâchefers représentent environ un quart de la masse de déchets introduits dans le four, soit environ 250 kg par tonne de déchets incinérés.
Ces résidus subissent les traitements suivants :
o une extraction des métaux ferreux par aimantation
o une extraction des métaux non ferreux par un système de courant de Foucault (les métaux extraits sont recyclés en sidérurgie)
o la part restante est concassée et valorisée en matériaux pour travaux routiers.

Les REFIOM

Les REFIOM sont des Résidus solides d’Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères. Ce sont les cendres, les particules volantes issues du dépoussiérage et les déchets pulvérulents issus du traitement des fumées.
Ils concentrent tous les polluants contenus par les fumées de combustion des ordures ménagères et représentent environ 3% du tonnage entrant.
Ces résidus ultimes sont stabilisés et stockés en Centre d’Enfouissement Technique de déchets spéciaux de classe 1, conformément à la réglementation en vigueur.


Sur le territoire du VALTOM

verneaLe projet Vernéa comprend une Unité de Valorisation Energétique d’une capacité de 150 000 tonnes par an.

Différentes techniques seront utilisées pour un niveau de protection élevé :
- protection de l’air (combustion maîtrisée des déchets, traitement des fumées performant),
- protection de l’eau (aucun rejet liquide dans l’environnement),
- confinement des installations,
- maîtrise des énergies (80% de l’électricité produite seront revendus à EDF, le solde ainsi que le gaz produit seront utilisés pour les besoins de l’installation),
- système expert de contrôle permanent de l’exploitation (arrêt automatique en cas de dysfonctionnement).

Les performances environnementales seront garanties : le projet est conforme à la réglementation et va même au-delà en ce qui concerne les rejets atmosphériques des dioxines/furanes et des oxydes d’azote :
- 50% inférieur à la norme réglementaire pour les dioxines/furanes (0,05 ng/Nm3)
- 60% inférieur à la norme réglementaire pour les oxydes d’azote (80 mg/Nm3).

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