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Stabilisation biologique

Le Code de l’Environnement prévoit que seuls les déchets ultimes peuvent être admis en Centres d’Enfouissement depuis le 1er juillet 2002. Un traitement préalable des déchets doit donc être effectué : la stabilisation biologique.


La stabilisation biologique : qu’est-ce que c’est ?

La stabilisation consiste à dégrader la matière organique contenue dans les déchets.
La dégradation des matières organiques évite les fermentations ultérieures engendrant la production de liquides toxiques (lixiviats) et de gaz de fermentation nuisibles pour l’environnement (biogaz). Elle présente plusieurs avantages :
- une diminution des impacts environnementaux de l’enfouissement : après dégradation organique du déchet, le produit résultant est plus stable. Il génère moins de gaz et lixiviats,
- l’augmentation de la durée de vie des Centres d’Enfouissement par la réduction du volume, du poids (environ 35%) et de la toxicité des déchets,
- la simplification de la gestion des Centres d’Enfouissement Technique (moins d’effluents, moins de tassements différentiels du site).


La stabilisation biologique : pour quels déchets ?

L’unité de stabilisation traite par voie biologique les ordures ménagères résiduelles.
Une humidification complémentaire de cette fraction fine peut être obtenue par apport de boues de station d’épuration.
Réalisée en bâtiment fermé, elle fonctionne sur le principe d’un compostage aérobie (en présence d’oxygène) accéléré.


La stabilisation biologique : comment ça marche ?

Procédé de stabilisation biologique :

La stabilisation biologique permet d’obtenir, après fermentation-évaporation, un résidu plus stable du point de vue organique : le stabilat. Cette technique permet de réduire d’environ 35% la masse des déchets biodégradables.
Le stabilat est ensuite enfoui dans une Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND).

 
Sur le territoire du VALTOM

verneaLe projet Vernéa prévoit une installation de stabilisation biologique d’une capacité de 51 500 tonnes par an.
Seule la fraction fine des ordures ménagères provenant d’un tri mécanique opéré sur les ordures ménagères résiduelles collectées est concernée par ce procédé. Cette fraction pourra être mélangée avec des boues de station d’épuration.
La technique retenue pour le pôle de valorisation Vernéa consiste à stocker le produit à traiter en andain dans des silos, à l’aérer par ventilation forcée et à l’homogénéiser par des retournements périodiques.

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